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mercredi 18 novembre 2015

Le grand jour. MAGLIE

Il s’st passé bien des choses depuis le dernier post et aujourd’hui, mais je vais devoir les sauter, parce que...

Je suis arrivée. Arrivée au but, à Maglie. Le pèlerinage est accompli.



La statue d'Aldo Moro, devant sa maison natale. La couronne de fleurs en mon nom,
Un don de la commune de Maglie pour lui et pour moi

Quand j’avais commencé ce périple, j’avais de la peine à visualiser l’arrivée à Maglie. Mais en tout cas, je me voyais seule avec l’âne devant la statue d’aldo Moro, essayant de trouver le courage pour demander à un passant si il voulait bien faire une photo, afin d’avoir,  plus tard, la “preuve” de mon arrivée au but.

C’est à peu près depuis la mi septembre que je savais que les choses n’allaient pas être comme ça.
La nouvelle du pèlerinage avait fait le tour du web et des réseaux sociaux et atteint la ville de Maglie bien avant moi. Deux personnes, notamment, Gianni , père d’un membre du conseil communal et Assunta, directrice du Musée Civique local prenaient contact avec moi et me faisaient savoir que la commune allait organiser un accueil officiel.

Je bénéficias d’un suivi très près de la part de Gianni qui n’hésitait pas de venir plusieurs fois à mon encontre durant les dernières étapes pour m’aider à trouver un logis de nuit.
Mes forces étaient à bout, le temps étant devenu très froid et humide et par conséquent, dormir dans la tente était de plus en plus pénible.


On arrive en ville


A mes côtés: Gianni Bucci

Grace au soutien actif de Gianni - et le soutien moral d’un nombre croissant d’internautes italiens, Gamin et moi parvenions à maîtriser les dernières étapes.

La toute dernière étape, le matin du 15 novembre était une petite trotte de 5 Kilomètres de Corgliano à Maglie.D’abord sur des petits chemins de campagne qui aboutirent sur un rondpoint. Là m’attendait une voiture de la polie locale. Mon escorte!

Je suivais la voiture qui avait pour mission de me guider en ville et tenir à l’écart tout cuieux qui voulait anticiper une rencontre, faire une photo. Plus question de ça!

En Ville, il y avait déjà beaucoup de monde. Des grandes affiches annonçaient mon arrivée.



Gamin et moi arrivions zur la Piazza Aldo Moro, et nous fûmes reçus par Ernesto Toma, le maire de Maglie et par bien d’autres.
Elio, le patron du café della Libertà, point de rencontre central sur la Piazza Aldo Moro, nous reçevait et apportait du foin à Gamin. Je le débâtais, entourée par la foule. Gamin était un peu stressé par tout ce monde, mais restait calme.


Gamin et moi au milieu des citoyens de Maglie

Ensuite, arriva le grand moment. Je me rendais vers la place, la piazetta Caduti via Fani, devant la statue d’Ado Moro.

Le pèlerinage était achevé.

Le maire prit la parole. Il exprimait son admiration envers mon aventure et également sa compassion envers les les victimes des attentats du 13 Novembre. En effet, l’ombre de la tragédie de Paris planait sur cette journée pourtant censée d’être une journée de joie.

Venue de France, je représentais pour les Magliens quelqu’un dont le pays avait été frappé par le terrorisme et qui était ici pour honorer Aldo, - lui aussi victime du terrorisme. Un esprit d’unité et de compassion s’installait et le pèlerinage évoluait en un symbole de la résistance civile contre la barbarie universelle.


U coeur dans les couleurs françaises - un cadeau plein d'amour, fait main par Adriana De Rosa

Je tenais par la suite le discours que j’avais préparé quelques semaines auparavant.

Voici la traduction:

“Ce pèlerinage qui se termine aujourd’hui, n’est pas lié à une organisation, un groupe ou une église. Il est né uniquement ans mon cœur.
Quand j’étais enfant, je vis la photo d’Aldo Moro sous le drapeau des Brigades Rouges. Et je vis au fond de ses yeux, toute la douleur du monde.
Des années plus tard, cela est est devenu un appel. Un apel de plus n plus puissant, jour après jour. Il était dans mon art et dans mes rêves. J’ai déçidé de suivre cet appel, malgré la peur. Et la peur je l’avais! La peur de l’inconnu, de l’effort et surtout de me mettre en dehors de toute logique commune.

Je suis partie et j’ai découvert l’Italie avec une perspective unique : Avec les yeux d’une voyageuse ‘un autre siècle. J’ai traversé les montagnes, les vallées, les forêts et les rivières, toujours portée en avant par le vent de la liberté et l’esprit de l’aventure.
Vous, les italiens, m’avez offert votre hospitalité, votre amitié tant précieuse et vous m’avez offert la confiance en moi, que ‘avais perdue.
La question suprême a été: “Mais pourquoi Aldo Moro?”. Tout au long du voyage, j’ai essayé d’y répondre. Je n’ai pas réussi.

Aldo Moro n’était pas seulement un grand homme d’état, il était surtout un âme douce, un esprit plein d’amour et d’ouverture. Il s’est ouvert à moi, une étrangère, une païenne polythéiste.
Sur cette photo sous le drapeau, je vis dans ses yeux non seulement la douleur. Mais aussi une question :
“Pourquoi vivons nous, si les émotions ne sont pas importants. Pourquoi ? Quel sens avons nous? Mes larmes, n’ont elles aucune valeur?”

J’ai fait ce pèlerinage pour dire à Aldo Moro - et au monde entier : Si, tes larmes ont de la valeur!”
***

Je pense que le public a compris ce que je voulais exprimer.

Ensuite, le maire et autres officiels apportaient une grande couronne de fleurs. La banderole portait mon nom “Diana Kennedy - en mémoire d’Aldo Moro”.
Imaginez ma surprise et mon émoi profond. La couronne fut déposée sous la statue, deux gardes de la police véillaient à chaque côté.
Je ne retenais plus mes larmes. Cette cérémonie officielle, cette couronne pour Aldo et pour moi, la ville de Maglie unie avec moi.

Le plus grand instant de man vie.

L'échange des cadeaux.



"exemple de passion et de volonté"


Alessandra Ferramosca, Cuisinière star du Salento, m'a préparé le plat préféré d'Aldo Moro


La presse n'a pas raté l’événement. Derrière moi: Ernesto Toma, maire de la ville de Maglie

Et voilà, la grande aventure est terminée. Je reste encore un peu à Maglie et bien entendu, vous tiendrai au courant de notre voyage de retour. (Pas à pied! )

Et Gamin? A présent il passe des jours de vacances dans un centre hippique, à " kilomètres de Maglie. Repos bien mérité, car soyons francs: le vrai héros de cette aventure, c'est bien lui!

mardi 10 novembre 2015

Les fers du bonheur

“Rivière grise, ville de taille,
Diana arrive, en marche lente,
Les cheveux dénouées,
Les joues creuses.
Son âne, reniflant, la suit.
Ils bivouaquent sur un carré de champ,
Inaperçus des piétons au pas accéléré,
Quelqu’un leur donne du pain et de l’eau,
Même Gamin dit merci.
Puis ils reprennent le chemin,
Des châteaux, des cathédrales, des Trullis et des grottes.
Les sanctuaires et les Masserias prodigieuses des Pouilles silencieuses,
Des Pouilles qui aiment Diana.”

Nunzio di Giulio

C’est bien la première fois dans m’a vie qu’on m’a dédié un poème. Je l’ai traduit de l’italien au mieux que je pouvais. J’ai rencontré Nunzio à la Masseria Le Torri de Michele.
Nunzio est ancien inspecteur chef de la police et il est également écrivain.

j’ai toujours été une inspirée par autrui - le fait d’être devenue à mon tour une inspiration pour les autres, est une expérience nouvelle et fortement touchante. La roue tourne, je prends une autre place dans la vie.




Olivier millénaire

“Cling” “Cling”....

Je connais bien ces bruits de “petites clochettes”; Il accompagne un équidé dont les fers sont usés et sur le point de tomber.
Hé oui! Gamin a été ferré en Toscane. Que des kilomètres faits depuis et voilà que je me trouve en plein milieu de la campagne apulienne avec un âne qui a besoin d’urgence de quatre nouveaux fers. Mais comment et où trouver un maréchal ferrant ?

Nous arrivions à un carrefour et je me reposais sur un petit mur, le temps de réfléchir.


Une photo prise par Francesca, lors d'un moment crucial du voyage.

La première chose à faire dans une situation pareille, est de trouver un abri “dur” afin d’avoir une adresse où faire venir un maréchal ferrant.

Une voiture s’arrêta et une jeune femme me demanda si elle pouvait faire des photos. “Je collectionne un peu l’insolite” me disait elle en prenant les clichés.
Bien, très bien. Je lui expliquais mon problème et lui demandais si il y avait un agriturismo dans les parages. Sur ce, elle m’invita à venir chez elle.

Francesca et moi - on s’entendait sur le coup comme deux vieilles amies. Après quelques coups de téléphone, elle avait trouvé un maréchal ferrant qui était sur place deux heures plus tard, accompagné de sa fiancée, Rossella.
Un couple attachant qui harmonisait immédiatement avec nous. Il y avait cette sensation qu’on se connaissait depuis des siècles.

Comme il était symbolique, ce carrefour où je m’étais arrêtée : Quatres rues se rencontrent. Un peu peu comme Francesca, Vinzenzo, Rossella et moi.


Vicenzo se met au travail. Les fers de Gamin sont usés, il faut les remplacer d'urgence.



Vinzenzo est un maître en son art. Il refilait quatre fers - de vrais fers apuliens, avec des rebords anti-dérapant - à Gamin. Après deux heures de labeur, il prenait le café avec nous, dans la maison de Fracesca. Son prix? Il voudrait que je lui fasse un dessin!

Comme il pleuvait à flots, je restais encore le jour suivant chez Francesca. Un repos plus que bienvenu.


Souvenir. De gauche à droite: Une amie, moi et Francesca

On approchait la ville de Turi et le paysage devenait de plus en plus -  apulien: La morosité des champs monotones dans la région de Foggia avait fait place à des Vergers d’oliviers de plus en plus majestueux et des maisons de carractère. Un spectacle magnifique ! Toutefois, la pluie continuait à nous mener la vie dure. Gamin avançait sans se décourager, le brave.
Turi represente un petit détour. Un détour dont je me serais bien passée, puisque le temps était de plus en plus mauvais et que mon unique désir était d’aller vers Maglie en ligne droite.


Gamin fait des rencontres

Mais Turi - et un peu plus loin Fasano, étaient des lieux de rendez-vous à ne pas manquer. 
Pourquoi?
Ne ratez pas le prochain article!

samedi 31 octobre 2015

La pluie, la boue et le ciel

 “Bon, vous pouvez mettre votre tente sur notre pré si vous voulez, mais je ne sais pas ce que dira mon mari, il n’est pas encore là”. Un accueil un peu hésitant au début - sur cette petite maison de campagne, près de Lucera.

Mais encore maintenant, plus de 2 semaines plus tard, alors que me trouve déjà beaucoup plus loin, Antonietta et Matteo (ledit mari) me téléphonent régulièrement pour prendre de mes nouvelles. Durant les deux jours que j’ai passé chez eux,  il s’est crée une amitié très profonde. J’aime à penser qu’ils sont un peu mes grand-parents apuliens.
Si il m’arriverait un malheur, si je devais pleurer, c’est vers eux que je me tournerais.


Le sud, c'est le soleil - tu parles! ;-) 

Lors de la traversée de Lucera, comme toujours, beaucoup de curiosité succité par Gamin. je rencontre un homme qui m’offre une lasagne et me donne l’adresse d’un ami à San Giusto - vers où je me dirige et justement, où il me faudra un abri. Cet ami, vétérinaire et éleveur de buffles, m’accueille alors comme une reine. Je goûte des fruits exotiques - certains ne poussent que dans des régions précises dans les Pouilles.

Et la filière continue: De San Giusto on m’envoie vers une grande Azienda Agricola.



L’azienda Agricola “La Quercia” 

Elle appartient à Urbano di Leonardis, fils de l’homme politique Donato di Leonardis - un grand ami d’Aldo Moro.
Donato Di Leonardis est malheureusement décédé il y a quelques années. “Il aurait eu un grand plaisir de vous rencontrer et vous parler” m’assure son fils. Et il me remet un livre écrit par son père “L’umanità di Aldo Moro” (l’humanité d’Aldo Moro). Un reccueil très personel de souvenirs qui ont tous pour vocation de démontrer le caractère de Moro.

Une oeuvre que je dévore. A ce jour, je n’ai pas vu de livre plus beau sur Aldo que celui-ci.
Y est aussi publié une collection de lettres écrites par Aldo Moro à son ami. Elles sont privées, voire intimes et permettent un regard profond dans les états d’âmes de Moro. Je suis touchée par son langage poétique, par sa grande sensibilité et ses émotions. Mais je suis également effarée de découvrir un homme souvent triste, qui se sent seul et incompris, plein de regrets et de doutes. “J’ai l’impression de dormir. Comme si ce n’était pas moi qui vit ma vie”. 

La “coïncidence” qui m’a fait atterrir sur les lieux des Di Leonardis, je la vois comme un cadeau d’Aldo qui se confie à moi en m’offrant un regard intime dans sa vie intérieure.

Les jours suivants sont marquées par la marche à travers les étendues interminables entre Stornarella et Cerignola. Une zone pauvre, marquée par la crise. Un territoire mal famé, bourrée de déchets qui ‘empilent au bord des longs chemins droits comme tracés à la règle. Avec des maisons en ruine sans habitants et si habitants il y a, des gens pleins de peur et de méfiance.
Et toujours et encore, la pluie, interminable. Elle transforme les sentiers en bain de boue. Gamin glisse, s’enfonce dans la merde et moi je tombe, me salis et me mouille.



Je campe un peu n’importe où. Près des maisons si ça se trouve, pour avoir au moins l’illusion d’un peu de sécurité. Connexion internet : néant, la clé 3G ne prend pas, même pas à proximité des villes. La zone est trop...pourrie.

Matteo appelle souvent, il me dit qu’il ne sera pas tranquille avant d’avoir la certitude que j’ai enfin laissé Cerignola derrière moi. Trop de délinquance, trop de dangers.


Les bords de la route sont une immense poubelle.

Finalement nous arrivions près d’une belle masseria historique : “Le Torri”.

Le Monsieur qui y habite, Michele, m’offre tout de suite l’hospitalité. Pas besoin de planter la tente, il me donne une chambre.  Michele a des chevaux, des chèvres et des volailles de tout genre. C’est un véritable havre.



Gamin a "Le Torri"

Sur la Masseria, c’est un va et vient continu des amis et voisins de Michele. Et je les comprends! Car Michele est un monsieur charismatique, d’une grande gentillesse chez qui il fait tout simplement bon être.
La  Massieria n’a (pas encore) de courant. On se débrouille avec un groupe électrogène, des lampes à piles et à gaz. Après des nuits passées sur des lieux ... disons, un peu douteux, il fait tellement bon de se retrouver dans ce foyer chaleureux.

Parmi les amis innombrables de Michele, è Nunzio qui connaît un journaliste de la Gazetta del Mezzogiorno. Il appelle et le lendemain on fait une interview. Un autre journaliste internet arrive et tourne une petite vidéo.


De gauche à droite : moi, Nunzio et Michele

Les retombées dans la presse se multiplient et ceci commence à se faire sentir. Les demandes d’amitié sur faceook explosent, les messages aussi et comme je n’ai que rarement la connexion internet, une file d’attente considérable se construit en mon “absence”.

Il y a de plus en plus d’articles qui tournent mais qui n’ont pas été réalisés suite à une interview : Les journalistes piquent et copient chez leurs confrères, ce qui crée des erreurs. Ainsi, "La Republica", pourtant un quotidien important en Italie, raconte - pardon - des conneries à la chaîne : Gamin serait un mulet et moi en voyage depuis deux mois avec point de départ Paris.

Bref, la nouvelle se répand en Italie et depuis un certain temps, est égalent arrivée à Maglie, où désormais, on m’attend officiellement. Des citoyens très engagées de Maglie m’ont contacté et font un suivi très proche de mon avancée, tout en préparant le grand jour, la finale..


mardi 27 octobre 2015

L'entreé en Apulie

La Ligurie, La Toscane, Le Latium, les Abruzzes, Molise ...5 régions italiennes traversées en 6 mois et nous voici, Gamin et moi, arrivées dans la sixième, la région de destination de ce pèlerinage: Les Pouilles.

Les Pouilles couvrent le talon de la botte italienne. Elles sont divisées en plusieures parties: dont Gargano, la Tavoliere delle puglie et la péninsule Salento. Chaque partie a une culture bien distincte. Maglie, la Ville natale d’Aldo Moro, se trouve sur le Salento.  Il nous faut donc traverser pratiquement toute la région du nord au sud pour arriver au but.


En allant vers Torremaggiore
Les Pouilles, cette terre pourtant assez grande, mène une existence plutôt discrète dans la perception extérieure...L’Italie du Sud, c’est la Sicile et la Calabre, Naples à la limite, mais les Pouilles? On en parle que très peu chez nous.

Mais même en Italie, la Puglia semblent être une “terra icognita.” Dans le nord, peu de gens savent qu’Aldo était apulien et encore moins qu’il était de Maglie ou encore qu’une ville de ce nom existe.
Les animosités de certains italiens du nord envers les méridionaux se concentrent surtout sur la Sicile, notamment la ville de Palerme qui est considérée comme étant un très mauvais endroit. Quand aux Pouilles, on convient sur le fait qu’elles sont belles mais on n’a que peu de sympathie avec ses habitants. “Tutti Stronzi” (Tous des cons) avait insisté la serveuse d’un Bar près de Gênes.
“Fais bien attention! Dans les Pouilles tu ne pourras plus camper comme ça, n’importe où! Ces sont tous des délinquants” m’avait-t-on prévenu en Molise.

Les Pouilles: Enfer ou Paradis.?
Ce paysage, qui semble pourtant être animé par la même douceur mélancolique qui habite dans les yeux d’Aldo Moro, cacherait-il une réalité brutale?


Gamin sur la route apulienne...Quel chemin de fait depuis l'Ardèche.

La vérité se trouve quelque part entre les avertissements des compatriotes et mes rêves romantiques de mer cristalline, des Trullis et des Oliviers millénaires.

Après avoir quitté “l’oasis” de la frontière moliso-apulienne, notre première destination était Torremaggiore. J’y avais réservé par téléphone une chambre chez un agriturismo, la Villa Ciaccia. Celle-ci me rappela peu après ma réservation pour me dire qu’ils avaient vu sur internet qui j’étais et ce que je faisais et qu’on était heureux de m’offrir la chambre à titre gratuit. J’en restais bouche bé.

Le ciel de Torremaggiore était moins généreux et préparait un gros orage avec un sacré vent quand nous nous approchions de la ville. Quand nous atteignions la Villa, les premières gouttes mouillaient déjà la tête du pauvre Gamin, qui déteste la pluie comme au premier jour.

Le séjour fut parfait si bien que j’acceptais volontiers la proposition de rester un jour de plus, puisque la météo était plus que mauvaise.

Notre entrée en Apulie (j’adore le nom plus ancien de cette région) était donc sous une bonne augure.

Devant la Villa Ciaccia