Les Pouilles couvrent le talon de la botte italienne. Elles sont divisées en plusieures parties: dont Gargano, la Tavoliere delle puglie et la péninsule Salento. Chaque partie a une culture bien distincte. Maglie, la Ville natale d’Aldo Moro, se trouve sur le Salento. Il nous faut donc traverser pratiquement toute la région du nord au sud pour arriver au but.
En allant vers Torremaggiore
Les Pouilles, cette terre pourtant assez grande, mène une existence plutôt discrète dans la perception extérieure...L’Italie du Sud, c’est la Sicile et la Calabre, Naples à la limite, mais les Pouilles? On en parle que très peu chez nous.Mais même en Italie, la Puglia semblent être une “terra icognita.” Dans le nord, peu de gens savent qu’Aldo était apulien et encore moins qu’il était de Maglie ou encore qu’une ville de ce nom existe.
Les animosités de certains italiens du nord envers les méridionaux se concentrent surtout sur la Sicile, notamment la ville de Palerme qui est considérée comme étant un très mauvais endroit. Quand aux Pouilles, on convient sur le fait qu’elles sont belles mais on n’a que peu de sympathie avec ses habitants. “Tutti Stronzi” (Tous des cons) avait insisté la serveuse d’un Bar près de Gênes.
“Fais bien attention! Dans les Pouilles tu ne pourras plus camper comme ça, n’importe où! Ces sont tous des délinquants” m’avait-t-on prévenu en Molise.
Les Pouilles: Enfer ou Paradis.?
Ce paysage, qui semble pourtant être animé par la même douceur mélancolique qui habite dans les yeux d’Aldo Moro, cacherait-il une réalité brutale?
Gamin sur la route apulienne...Quel chemin de fait depuis l'Ardèche.
La vérité se trouve quelque part entre les avertissements des compatriotes et mes rêves romantiques de mer cristalline, des Trullis et des Oliviers millénaires.
Après avoir quitté “l’oasis” de la frontière moliso-apulienne, notre première destination était Torremaggiore. J’y avais réservé par téléphone une chambre chez un agriturismo, la Villa Ciaccia. Celle-ci me rappela peu après ma réservation pour me dire qu’ils avaient vu sur internet qui j’étais et ce que je faisais et qu’on était heureux de m’offrir la chambre à titre gratuit. J’en restais bouche bé.
Le ciel de Torremaggiore était moins généreux et préparait un gros orage avec un sacré vent quand nous nous approchions de la ville. Quand nous atteignions la Villa, les premières gouttes mouillaient déjà la tête du pauvre Gamin, qui déteste la pluie comme au premier jour.
Le séjour fut parfait si bien que j’acceptais volontiers la proposition de rester un jour de plus, puisque la météo était plus que mauvaise.
Notre entrée en Apulie (j’adore le nom plus ancien de cette région) était donc sous une bonne augure.
Devant la Villa Ciaccia
















