lundi 23 février 2015

Prévoir le retour

Bon, c'est un truc assez important qu'il faut bien aborder avant de partir...

J'ai essayé de passer une annonce dans leboncoin.fr - ils l'ont refusée.
Trois fois e  à chaque fois pour une raison différente, à chaque fois sans rapport avec le contenu de mon annonce.
Alors bon. J'essaye les autres plateformes.

Une fois arrivées à destination du pèlerinage, il faudra bien trouver un moyen pour rentrer.
Pas question de refaire le chemin de retour à pied.

Alors  voilà, je cherche une personne fiable, ayant un van / camion pour chevaux ou pouvant en louer un qui pourrait venir nous  récupérer à Maglie (Pouilles / Italie)  en Octobre, Heidi et moi, pour nous rapatrier en France.
Il faut prévoir plusieurs jours pour tout. Un trajet ne se fera pas un jour et il y a le retour. Si l'aventure vous tente, contactez moi jda arobase kennedyworld.net et faites moi un devis approximatif pour le tout.

La date sera vers fin octobre. mais ce sera suivant le déroulement réel.

Et si, au pire des cas, si je dois arrêter le périple prématurément, il faudrait que la personne soit dispo pour venir me récupérer ailleurs. Là où je me serais plantée.


**MERCI DE FAIRE TOURNER CE MESSAGE***

lundi 9 février 2015

Le nouveau bât

Beaucoup d'entre vous le savent : j'ai eu un mal fou avec le bât. Le premier, un bât à croisillons en bois était léger et maniable, mais ne tenait pas du tout. Sur chaque ballade, il tournait au moins trois fois.

Je me suis ensuite payée un bât militaire suisse. Belle pièce, tout complet avec la bricole et l'avaloir. Mais d'une lourdeur... Je n'ai presque pas réussi à le soulever et pour le poser correctement sur le cheval, ce fut vraiment la galère.

Alors je me suis décidée de faire appel à une bourrelière afin qu'elle me confectionne une solution sur mesure. Elle a pris les cuirs du bât militaire et le bois du bât à croisillons et elle a construit un bât léger et solide en même temps.

Aujourd’hui, elle es venue chez nous pour faire les réglages sur Heidi même.

par la suite, je suis allée faire une petite ballade avec Heidi et son nouveau bât. Encore sans sacoches. Histoire qu'elle puisse s'habituer déjà au nouvel équipement. Ces jours qui viennent, je vais progressivement charger un peu plus.



samedi 31 janvier 2015

Boue et neige

Voilà ce qui arrive quand on renonce à consulter son GPS à un carrefour dans la forêt. J'étais portant sûre de bien me rappeler de la carte. Que c'était tout droit et non vers la gauche. D'autant plus que le chemin tout droit était balisé. 
Après deux cent mètres assez convenables, les arbres couchées en travers se sont multipliés. Tant pis, un beau terrain d'entraînement aux pentes raides pour Heidi et moi. 

Les troncs devenaient de plus en plus nombreux, les bois de plus en plus dense et le sol de plus en plus merdouilleux et mouillé. Et avec tout ça, un vent glacial et de la neige.
Finalement, au bout d'une glissade vers le bas, nous voilà fourrées dans un marécage. Heidi est enfoncée dans la boue  qui lui va presque jusqu'au ventre. Elle se débat, moi aussi. Ce n'est pas la panique mais la décision de faire demi-tour, une fois sorties.

Encore un tour qui m'aura appris plein de choses. 
Vous me demandez pourquoi je n'ai pas jeté un coup d’œil sur le GPS? 
C'est parce que j'avais  pas envie de sortir mes lunettes de mon sac à dos.  Une fois de plus la leçon pourtant bien connue: "Tu paies toujours cher la flemmardise" m'a été donnée.

Pour la route, il va falloir que je trouve une combine pour avoir les lunettes toujours prêtes.

lundi 26 janvier 2015

Les selfies dessinés

Quand j'étais enfant en vacances, je créais des "carnets de voyage" illustrés. J'y racontais nos aventures, c'est à dire les miennes et celles de mes personnages qui, bien évidement, étaient toujours à mes côtés.
En fait, les dessins montraient juste eux, car je n'avais pas trop envie de me dessiner moi-même.

Aujourd'hui encore, ça me donne un sentiment bizarre de créer des autoportraits. Il y a pourtant beaucoup d'artistes et illustrateurs qui le font et qui sont ainsi  devenus eux-mêmes des personnages de BD, en quelque sorte.

Sur le pèlerinage, il va falloir que je me m'y mette à mon tour. Certes, je dessinerai surtout Aldo et JFK - après tout, c'est pour Aldo qu'on pèlerine ;)
 Il faudra pourtant bien documenter ma participation à ce périple d'une manière ou d'une autre. Et comme la photo risque d'être dure sans personne pour prendre les clichées et que mes bras ne sont pas assez longs pour faire des selfies vraiment bien, je n'ai pas d'autre choix que d'avoir recours au "selfie dessiné."


Sachez qu'Aldo et moi, on a toujours froid. Et avec le temps actuel, la neige et le vent, les préparatifs sont sous l'impression totale du froid et de l'impératif de ne rien oublier en matière d'anti-gel...
Pourtant, on peut espérer que fin Avril sera déjà un peu le printemps. OUiiiii, mais, sait-on jamais.

J'ai horreur du froid, vraiment.

mardi 20 janvier 2015

Le retour de la chaleur et du froid

Lentement, le feu interne revient. Il fait pourtant froid dehors et la neige est tombée. Mais avec chaque petit rayon du soleil, je crois voir Aldo du coin de l’œil. Il me sourit, me donne courage..

Heidi est agitée par le froid, elle se défoule dans son parc et avance d'un bon pas lors de nos sorties d'entraînement. La sellerie m'a fait savoir que mon bât sera prêt vers la fin de la semaine prochaine. Une fois qu'il sera là, on pourra alors vraiment commencer à s'entraîner "pour de vrai".

A part le côté physique, il y a le côté artistique que je redémarre également. La nouvelle technique des crayons aquarelle est de plus en plus facile pour moi.


Savoir bien charger son cheval est un art. Au début, je voulais emporter plein bricoles plus ou moins superflus. A présent je m’exerce dans la modestie.


Heidi dans la neige poudre

mardi 13 janvier 2015

Surmonter le noir

2015 a fait une entrée terrible. D'abord,  un incendie dans le village et puis...
 "7/01"
Les ondes du choc sont toujours sensibles. Une lourde et pesante paralysie enveloppe tout le pays.

Je suis moi aussi sous  l'emprise du traumatisme. Je fais depuis longtemps régulièrement des coups de déprime mais en général, je parviens à me ressaisir. Cette fois-ci j'ai un mal énorme à redémarrer. Il me semble inconcevable de continuer alors qu'eux, ne continueront pas.

Pour la toute première fois depuis ma décision de faire le pèlerinage, j'ai perdu ma motivation. L'Italie et Aldo Moro me semblent bien loins.
Ces rêves colorés et délirants de montagnes majestueuses, de plages claires, de cigales et d'étoiles - tout ça s'est évanoui pour devenir qu'une lointaine illusion.

La sortie avec le cheval aujourd'hui  était plus un devoir qu'autre chose.
Il faut bien faire bouger l'animal.
En chemin je m'énerve sur les erreurs commises par la jument. Et une fois de plus, elle s'emporte avec un violent bond en avant, soudain et sans raison apparente. Je parviens à la retenir, éviter qu'elle ne s'emballe pour de vrai. Mais je suis agacée et  je lui crie dessus.

Arrivée au carrefour du ruisseau des Cailloux, je vois que le cours d'eau est en crue. La fonte des neiges l'a transformé en rivière agitée, débordante sur les rives, noyant par bouts le chemin côtoyant. Un sapin abattu par la tempête gît en travers et n'arrange pas les choses.

Je sais que plus tard,  sur le voyage, il y en aura encore des situations comme celle là. Pire même !
Et voilà que ça me démotive encore plus.
Non ! aucune envie de descendre là, juste pour aller me casser la figure.  Je n'ai plus qu'une seule impulsion ; faire demi-tour, renter la jument au parc et puis me caler sur le canapé.




C'est un moment crucial. Si je rentre, je ne retournerai pas demain pour voir si le chemin est dégagé.  Je le sais : si je fais demi-tour maintenant, ce sera pour de bon.
Adieu, Aldo !

Dénouer avec l'âme aimée me semble encore plus inconcevable que tout autre chose. Mais c'est ça ou alors faire un effort et aller me balader dans la merde.
Je descends la pente raide, tapotant dans la gadoue. La jument me suit, trop vite d'abord, je la freine. Et on arrive en bas.  Nous contournons l'arbre couché en remontant dans la forêt, pour ensuite redescendre vers la rive. Heidi me suit et franchit les crevasses et les pierres glissantes. L'obstacle est  derrière nous.

 La lumière danse sur les vagues du ruisseau et semble transporter un bonjour des lointaines Pouilles.