dimanche 21 juin 2015

Déconnexion

Décidement, ce n'est pas de chance. J'aurais préférée vous raconnter les derniers jours, mais il y a plus important et je dois ptofiter du WiFi sur le camping où je me trouve ce soir pour vous informer.

J'ai fait une chute dans la montagne (juste moi, pas Gamin)
Une blessure à la jambe, mais ce n'est pas le plus grave. Le plus grave c'est que je suis tombée sur mon sac à dos. S'y trouvaient la bouteille d'eau et L'Ipad (que je gardais dans le sac, afin de pouvoir envoyer les petits "je suis ok" à ma maman)
Bref, la bouteille fut écrasée et la flotte à eu la peau de l'Ipad. Celui-ci ne reconnaît plus la SIM, ne laisse plus s'éteindre, ne répond plus.

Je n'ai donc plu d'internet 3G. Comme quoi je dépends désormais  de mon petit ordi portable et des points d'accès wifi.   Il n'y en a pas en masse. Donc si vous n'avez plus des nouvelles de ma part, voilà pourquoi.


mardi 16 juin 2015

Le gouffre de l'horreur



“Bon, c’est juste, mais ça ira”. 
Je me maudis pour cette pensée. Car derrière elle, il y avait l’ombre de “Je ne vais pas débâter l’âne pour une petite passerelle difficile de 1,50 mètres”


Le passage du diable


On se trouvait dans la montagne, le massif qui s’élève à l’est de Badalucco. L’ascencion jusqu’à là s’était bien passée et voilà que le sentier devant nous se faufilait autour d’un rocher en surplomb. 
À droite: un gouffre.

Je passe - évidement. Gamin hésite. Je tire sur la longe. “Mets tes sabots sur les poutres en bois, là...”

Il le fait. Du coup, la poutre lâche. Tous ce bois qui délimitait le petit sentier s’éffondre. Gamin perd l’équilibre. Il tente de se resaisir, mais la charge le fait chavirer. Il tombe. Il tombe vers le gouffre sans fond. Je serre la longe, mais je dois la lâcher, car sinon, il m’entraînerait avec lui.

Alors glacée d’horreur, je vois comme mon âne culbute, se retourne et culbute encore dans sa chute interminable vers l’abîme. 
Et enfn, un arbre freine sa tombée incessante. Il reste couché dans les ronces, tout en bas.

“J’arrive, je vais te sortir de là!” je lui crie. Je glisse en bas du ravin sur les fesses, comme sur un tobogan. Les ronces me griffent, mais je m’en fous.


On vout à peine la trace de mon c** dans la brousse


Gamin gît, entravé par les sangles de son bât, sur son côté. Il respire, il gémit. Il a ce regard, ce regard plein de peur et de douleur qui me tranche le coeur. Je défais les sangles, je dégage hâtivement tous les bagages, afin de lui procurer un maximum de liberté de mouvement. 
Mais il reste couché. Je palpite ses pattes. Première lueur d’espoir : Je ne vois aucun sang, et pas de fracuture apparante. Alors je lui dis “Relève toi, il faut te relever!” Il bouge sa tête, mais la relaisse tomber. Je saisis son licol, le seccoue et le supplie de se relever.

Et soudain, il y a comme un coup d’energe qui le traverse. Il se retourne, remet les pattes sur terre et se redresse!!

Enfin! Enfin!

Maintenant, il nous fallait sortir du gouffre. C’est raide, c’est plein de ronces, mais on y arrivera !
A plusieures reprises, Gamin ne peut plus, n’a pas la force de grimper. Je l’encourage de continur. Et enfin, nous arrivions au bord du sentier, la partie la plus raide. Un dernier bond, un saut vers la lumière, vers la vie. Nous sommes sortis de l’abîme. Il est debout, sur 4 pattes et moi aussi. C’est tout ce qui importe.

Il me faut plus d’une heure pour récupérer les bagages éparpillés dans le gouffre. Monter, redescendre... Un travail de longue haleine.
Beaucoup d’objets ont pris un sacré coup. Mais le pire, c’est le bât. Il est brisé sur les deux croisillons.

Une fois tout le bazar récupéré, il faut décider de la suite. Pas question de continuer la marche aujord’hui, il faut monter le bivouac ici et maintenant. Un peu plus loin, je trouve une toute petite surface assez platte pour mettre la tente et attacher Gamin à côté. Nous sommes loin de tout, perdus dans la montagne sauvage, mais du moins, nous sommes à l’abri.
Gamin se resaisit peu à peu. Il se met à brouter, son regard retrouve la douceur d’avant. Lentement, nous réalisons que nous avons eu une chance inouïe. Mis à part le choc et la terreur, il n’y a pas eu, ni blessure, ni casse.

Une fois assise dans la tente, je laisse libre cours aux larmes. Je pleure et je pleure sans arrêt. L’image de Gamin au fond de l’abîme me hante, me fait mal.
 J’ai failli perdre mon ami. 



Près de cette ruine, un petit terrain plat broussaillée.


Le bât es cassé, mais Gamin est vivant et sauf.

dimanche 14 juin 2015

Un article italien

Sur Sanremo news.

Bon, ils ont repris l'ortographe erronnée de L'artivle dans Vosges Matin ( c'est Torrita Tiberina, pas Torrida) et il y d'autres petites incohérences, mais tout de même. 

http://www.sanremonews.it/2015/06/14/mobile/leggi-notizia/argomenti/altre-notizie/articolo/apricale-la-storia-di-diana-kenendy-del-suo-asino-gamin-e-del-viaggio-verso-il-paese-natio-di-aldo.html

samedi 13 juin 2015

A nous l'Italie !


Depuis quelques jours maintenant, Gamin et moi sommes au pays d’Aldo Moro !



La dernière descente de col en France avait été très douloureuse. Au sens propre : D’un coup, les problèmes de dos et de jambe qui me harcèlent depuis des années déjà, sont revenues sous forme d’une douleur intense dans la hanche gauche et le bassin.  

Il y a des quelques jours déjà, que ça recommencait à faire mal. J’avais éspéré que le phénomène passerait -  hélas, non.

Dès les premiers mètres de descente du Col de Brause, chaque pas se transformait en calvaire. Je mettais plus de 4 heures pour arriver à Sospel. 

Une fois sur les lieux du camping municipal, je m’aperçus que celui-ci n’était pas encore ouvert. Officiellment. L’accès aux parcèles-tente était libre et sur la place pour les camping-cars, il y avait un bon nombre de voyageurs. Alors fouchtra ! Je décharge l’âne et je plante ma tente.

Le lendemain, je me rendis à la poste pour récupérer des médicaments pour le dos que ma mère m’avait envoyé en poste restante à Sospel. Heureusement qu’on avait prévu ça, quand les premières douleurs se sont annoncées.

C’était le jour médical également pour Gamin. Car pour traverser la frontière, un équidé doit possèder un certificat de bonne santé, pas plus vieux que 8 jours. Comme quoi, ce n’est pas une démarche que l’on peut faire à l’avance. 


IL fallut donc trouver un véto à Sospel et cela assez rapidement. Chose faite ! La vétérinaire de la ville nous accueilla et Gamin reçut un vaccin de rappel et son certificat. En outre, il fut constaté que l’âne se trouve en un bon état général. Voilà qui rassure ! Après les efforts considérables que j’ai fait subir à Gamin, il était bon d’apprendre que je n’ai pas ruiné mon fidèle compagnon. 

Le lendemain, le certificat en poche et les médicaments qui commencaient à faire effet, nous attaquons la route du col de Vescavo.

Un dernier regard vers la France...

Et voilà que nous sommes arrivés à la frontière. Un petit groupe de cyclistes qui était sur les lieux proposait qu’on se prend mutuellement en photo. Quelle bonne coïncidence. Ainsi, tout le monde aura un souvenir de ce moment crucial.

Bien entendu, la douane était deserte. Une petite baraque taguée et vérrouillée, le panneau qui indique les limites de vitesse sur les routes - c’est tout. Et c’est bien. C’est ça, l’Europe. Tant pis, si personne ne voudra voir le certificat de Gamin. 
Qui sait combien de temps encore durera l’époque des frontières ouvertes du  “Schengenland.” Reviendra peut être un jour le temps où on vous fouillera la fente des fesses pour vérifier si vous y cachez de la viande achetée moins cher en face...

Nous nous approchions du village d’Olivetta, premier lieu après la frontière. Un homme vint à notre encontre. Bien évidement, son regard se braque sur Gamin. Il va me causer, je le sais - en italien. 
C’est le moment. Maintenant, il va faloir parler italien. Pour de vrai. 
On s’arrête, il commence - je réponds, et voilà que je papote comme un jet d’eau. 

Après la parlotte chaleureuse - prochaine rencontre, un groupe de gens au village - là aussi, ça sort, sans problèmes. Je fais évidement tout plein d’erreurs, mais je peux communiquer. Ca c’est sûr. Un grand blocage se volatilise.  Plein d’optimisme, Gamin et moi avançions vers le village d’Airole. Dans le petit restaurant local je demande où je puis mettre la tente. On me montre une petite place au bord de la rivière du Roya. J’y prends même un bain dans les eaux glaciales. Notre pemière nuit en Italie.

Le jour suivant, nous avancions jusqu’à une crête surplombant Dolceaqua. La chaleur est insupportable, alors je commence ma quête pour une place de camping. C’est une jeune famille qui finit par nous accuellir. Je suis invitée au repas et là encore, pas de problèmes pour communiquer. Certes, je voudrais tant pouvoir m’expimer encore plus, mieux et de manière plus complexe. Car il est évident que les gens que je rencontre ont plein de choses à raconter et à partager. 

Tout ce que je eux faire, c’est de continuer à apprendre, sur place, avec les gens du pays, ce qui de toute façon, est le mieux.

Le jour suivant, nous arrivions à Apricale. Un petit bourg médiéval perché sur la montagne raide. L’ascension est pénible et je décide qu’une fois arrivée en ville, je commence à chercher la place pour le bivouac. Mais je sais pourtant bien que ce n’est pas dans cet univers de maisons construites les unes sur les autres, encastrées dans un labyrinthe de petites ruelles et d’escaliers étroits, que l’on peut trouver le “carré d’herbe pour la tente et l’âne”.

Parmi les gens qui me parlent dans la rue principale, une jeune allemande. Elle est mariée avec un italien et ils ont un petit terrain dans la montagne, avec des ânes, un cheval et une écurie ouverte.
Tout va très vite maintenant. “C’est pour une nuit”? Oui. Alors volà, Gamin et moi suivons notre hôtèlière sur un chemin buissonneux, raide et caillouteux qui n’a rien à envier aux sentiers du Vercors et que je bâptiserai “chemin des serpents”.

Le terrain a pour voisin un couple hollando-belge qui ce soir là, fêtait l’anniversaire de leur maison qu’ils retappent de leur propre mains. Une grillade à la quelle on m’invite aussi. 

Après avoir raconté mes misères de dos, Petra, mon hôtèlière, apelle une amie qui est kinésintherapeute. “Elle va te soigner ton dos et toi, tu restes ici, jusqu’à ce que tu sois en état de continuer ton pèleriage.”

Qulle chance! A vrai dire, j’ai eu un peu peur de l’évolution que ce fichu dos allait prendre. Mais voilà enfin un répit, une pause et des soins.

Un autre jour, les voisins m’emènent en voiture à Ventimiglia - à la plage. Croyez le ou non, mais pour moi ce fut la première fois après 28 ans, que je suis à la plage et que je nage dans la mer. Un grand bonheur pour le quel me manquent les mots.



 

vendredi 5 juin 2015

La valse des lucioles


"Vous verrez la nuit,  il y a des lucioles ici"

Cette promesse de la gérante du camping Ararat  était de de taille ! 
je n'avais pass encore vraiment fait beaucoup de kilomètres - la descente du col puis la traversée de Contes - mais ce petit camping caché dans la montagne nous tentait, Gamin et moi,  avec sa beauté et son calme. Et la gentilesse des ses propriétaires.



Des lucioles! La dernière fois que j'en avais vu, fut près d'un petit bungulow près de Torre Mozza où nous passions nos vacances. A l'époque je ne n'étais pas consciente que je me trouvais dans les pouilles.  Quelques 30 - 40 kilomètres de Maglie.

C'était y a presque 40 ans. Et cette nuit j'allais en revoir ? 
La nuit tombée, je sortais de la tente pour découvrir des petites lumières éteincellantes volant au dessus des fougères. Un instant inoubliable. La magie de mon enfance resucitait avec force et beauté.

Le lendemain, la route nous menait en direction de Berre les Alpes. Il fit très, très chaud. L'avancée était pénible. 
A un croisement où je m'étais arrétée pour essayer de déchiffer dans quelle direction le track sur le GPS me dirigait, un homme vint vers moi. Stressée, je ne me sentais pas vraiment d'humeur pour répondre pour la enième fois aux questions bien connues, comme quoi ma première réaction ne fut pas très cordiale.
Heureusement, mon interlocuteur ne se laissa pas décourager et peu après, il me proposa de monter ma tente sur son verger d'oliviers. 


Là encore, pas beaucoup de kilomètres de faites ce jour là. Mais en randonnée, c'est l'imprévu qui règne. Il faut savoir reconnaître et saisir les opportunités. Se laisser guider par le voyage même.

Et c'est ainsi que je me retrouvais chez un couple, qui m'offrait toute leur amitié et leur hospitalité. Avec leur accord, je décidais de prendre ma journeé de repos chez eux et par conséquent, de rester tout le lendemain. Gamin jouissait de l'herbe haute et copieuse. Mais moi aussi, je ne mourais pas de faim. Voici ce que Fanian, dont le metier est Cuisinier d'hôtel, entend sous "petit encas froid " 


Fabian et Kasia n'avaient jusqu'à là pas encore entendu parler d'Aldo Moro. Son histoire les touchait et je sentais bien qu'on était tous les bienvenus ; Gamin, Aldo et moi - et qu'on était perçus comme une entité. 
Ils ont emenagés dans leur maison en automne 2014, ceci est donc leur premier printemps/ éte. Par conséquent, ils n'avaient pas encore eu l'occasion de réaliser que, chez eux aussi, dansent les lucioles. 

Le soir du deuxiéme jour, nous assistions tous ensembles  à ce fabuleux ballet nocturne. 

Les vol des lucioles est lent, noble et élégant. Leur valse les menait autour des oliviers qui rêvaient sous la lune émergante au-dessus des montagnes. Au loin, le chant des grenouilles accompnait le bal enchanté.
En ces instants,le paradis revient sur terre.

J'étais fière de pouvoir réaliser in petit dessin pour Fabian et Kasia, En souvenir de ce séjour remarquable. 


Encore une rencontre qui rend difficile le moment de l'adieu. 

mercredi 3 juin 2015

L'Art d'en route : On approche la frontière



Il y en a plus pour longtemps...La frontière italienne approche inévitablement. Ce sera un très grand jour.
Beaucoup de pensées me tracassent : Mes connaissances en italien seront-elles suffisantes ? J'ai bossé cette langue pendant une année, j'arrive à lire une grande partie des textes, mais le parler ? Un grand défi m'attend.

lundi 1 juin 2015

L'inattendu

La traversée du Var sur la passerelle piétons "securisée" d'un pont en acier fut tout, sauf agréable. Les plaques de métal vibraient sous mes pieds, d'une part à cause du trafic motorisé intense qui dévalait à notre gauche mais aussi sous les pas de Gamin. Je craignais de le voir prendre peur et s'emballer à tout moment. Mais en rétrospective, je pense qu''il a eu moins peur que sa meneuse.

Pour moi, ce fut le vertige, l'angoisse de l'étroitesse et tout ce qui va avec. Je serrais les dents et tentais de me concentrer que sur les prochains 50 centimètres devant mes pieds.  Dans mon esprit, je visualisais Aldo. Mes pensées se nouaient autour de lui comme une écharpe mouillée -  jusqu'au moment ou je crus sentir sa main das la mienne.  Elle me guidant vers l'autre rive.

Une fois cette traversée accomplie, nous étions contraints de longer la route très fréquentée.

Le long de la route j'aperçus une étrange bâtisse (ou ruine?) qui m'était pourtant bien familière, pour avoir apparu dans divers de me rêves, il y a des années déjà. 
Donc, halte, à bas lle sac à dos et sortir l’appareil photo...



Et puis enfin, nou pouvions quitter la grosse route pour remonter en montagne. De loin, le Var et son pont paraissent moins redoutables.



Enfin arrivés sur la hauteur des crêtes ( à peu près),  ma jambe gauche me faisait bien mal. Depuis quelques jours déjà, ma discopathie sévère et les douleurs qu'elle provoque, se refait péniblement sentir.  Je boitais comme un vétéran de guerre. Il me fallait trouver l'endroit pour dresser le camp.

Mais à Castagnes aussi, ce sont les Villas closes qui dominent. Pas de ferme, las de terrain vague, pas d’espace public plat.

Une belle voiture s'arrêtait à côté de nous. Les questions-réponses habituelles relatives au projet furent échangées et j'expliquais au monsieur qui se trouvait à l'intérieur que je cherchais un endroit pour planter la tente. Il me conseillait d'aller demander à l’Abbaye "Notre Dame de la paix" qui se trouverait pas loin.

Voyant que j'étais fatiguée et que, un kilomètre pour moi, ça égale 5 kilomètres, il me proposa de m'y amener pour que je puisse demander la permission des bonnes sœurs, pendant que les enfants suivaient avec Gamin. 
Un geste très gentil, qui m’épargnait une bonne borne de marche.

Une fois arrivés sur les lieux, je sonnais au portail de l'Abbaye, mais personne n'apparut. Une voix de répondeur téléphonique se fit entendre, c'est tout. Apparemment, même le personnel du bon Dieu a adopté le système de la messagerie vocale. Manquait plus que la musique chiante et "sil vous faut une absolution, tapez 1"....

L'abbaye disposait d'une grande prairie ouverte et inoccupée. Pourquoi ne pas tout simplement y planter la tente et demander plus tard le pardon ?

Je remerciais la famille pour leur aide, leur donnait un des mes flyers et nous installais, Gamin et moi.

La prairie était belle et paisible, mais j'avais tout de même cette appréhension: Et si les sœurs (qui finiront tôt ou tard par me découvrir, d'autant plus que je leur avais parlé sur leur répondeur, en expliquant mes plans) n’apprécieraient pas du tout?

De sinistres pensées !


Après un moment, j'entendis une voiture. Me voici bonne pour l'enfer ?
Non! ce fut la même famille d'avant.

Entre temps, ils avaient lu mon blog, googlé Aldo et venaient maintenant me proposer de les accompagner chez eux. Il y aurait douche, Wifi, souper, un lit et un pré pour Gamin.

Que dire ? Normalement, une fois la tente montée, rien - sauf peut être des bonnes soeurs en furie - peuvent me convaincre de la démonter. 
Mais voilà, l'offre était trop gentille - et hop, on remballait tout! 

Un tournant plus qu'inattendu de cette journée.

Tout mon bazar et moi même étaient embarqués dans la voiture et Gamin lui fut mené à pied par père et fils.

Une fois arrivés, ils conduirent l'âne sur son terrain de nuit.


Une très belle soirée en suivait. La plus jeune des enfants fêtait son premier anniversaire et la famille lui présentait un gâteau avec une bougie - soufflée par le grand frère. Un instant d'une grande tendresse et d'intimité familiale. Je me sentais presque un peu comme une intruse. Le geste de hospitalité vis à vis de moi fut vraiment de taille.

Mon linge sale qui avait sans doute cessée de croire en l'existence des machines à laver, connut enfin un bon coup de lavage.
Une bénédiction, en particulier pour mon pull. Suite à un accident de boîte de sardines abîmée, il  puait l'huile em-poissonée, - malgré maintes tentative de lavages à la main.
Le voilà qu'il a enfin retrouvé sa virginité olfactive.

Le soir au souper fut un moment convivial et plein d'échanges. 

Une rencontre exceptionnelle et une soirée tout aussi exceptionnelle et inattendue.